Sorties scolaires sur la chasse à courre

Sorties scolaires sur la chasse à courre

Article du mercredi 8 avril 2026

Article du mercredi 8 avril 2026

Comme le dit si bien Sochasse, il suffit apparemment d’une petite sortie « découverte » autour de la chasse à courre organisée, au passage, par un animateur ET CHASSEUR d’un centre pour enfants comme l’Espace Jeunes de Gabarret pour provoquer une « tempête militante ». Étonnant, vraiment ?


« La chasse fait partie du patrimoine d’un territoire rural comme le nôtre. Pour se faire un avis, il faut connaître », déclare Philippe Latry.Sur ce point, on est d’accord : encore faudrait-il aussi prendre le temps de nous connaître. Aller sur le terrain, documenter, intervenir, sauver des animaux issus de la chasse à courre, c’est précisément comme ça que beaucoup d’entre nous ont commencé. Mais commençons par le commencement :  la chasse à courre est interdite dans plusieurs pays, notamment en raison de sa cruauté. A partir de là, ça commence à sentir mauvais.


Derrière le mot “tradition”, il y a surtout une réalité un peu moins carte postale : des animaux poursuivis pendant 5 à 6 heures, jusqu’à l’épuisement total, parfois noyés dans des étangs ou achevés à la dague. Des images que les amateurs de chasse à courre apprécient rarement voir circuler mais qui, malheureusement pour eux, sont documentées très régulièrement.


À quel moment déciderait-on d’emmener des enfants en sortie scolaire voir des chèvres jetées d’un clocher, s’écrasant au sol sous prétexte de tradition ?

Comme le dit si bien Sochasse, il suffit apparemment d’une petite sortie « découverte » autour de la chasse à courre organisée, au passage, par un animateur ET CHASSEUR d’un centre pour enfants comme l’Espace Jeunes de Gabarret pour provoquer une « tempête militante ». Étonnant, vraiment ?


« La chasse fait partie du patrimoine d’un territoire rural comme le nôtre. Pour se faire un avis, il faut connaître », déclare Philippe Latry.Sur ce point, on est d’accord : encore faudrait-il aussi prendre le temps de nous connaître. Aller sur le terrain, documenter, intervenir, sauver des animaux issus de la chasse à courre, c’est précisément comme ça que beaucoup d’entre nous ont commencé. Mais commençons par le commencement :  la chasse à courre est interdite dans plusieurs pays, notamment en raison de sa cruauté. A partir de là, ça commence à sentir mauvais.


Derrière le mot “tradition”, il y a surtout une réalité un peu moins carte postale : des animaux poursuivis pendant 5 à 6 heures, jusqu’à l’épuisement total, parfois noyés dans des étangs ou achevés à la dague. Des images que les amateurs de chasse à courre apprécient rarement voir circuler mais qui, malheureusement pour eux, sont documentées très régulièrement.


À quel moment déciderait-on d’emmener des enfants en sortie scolaire voir des chèvres jetées d’un clocher, s’écrasant au sol sous prétexte de tradition ?

Un boeuf d'une extrême maigreur à la ferme du temps jadis

Alors non, amener des enfants à une chasse à courre, ce n’est pas juste une promenade bucolique au grand air, d’autant plus lorsqu’elle est faite en voiture… C’est aussi leur montrer, très concrètement, qu’on peut traquer un animal jusqu’à ce qu’il soit dévoré par des chiens ou noyé pour le plaisir. Une belle leçon éducative ! On a connu mieux comme apprentissage du respect et de la bienveillance.


Et puisqu’il s’agit de faire découvrir la nature aux enfants, pourquoi ne pas simplement proposer des activités qui en respectent vraiment le sens ? Une randonnée, une balade pédagogique, l’observation de la faune et de la flore… Il existe mille façons d’éveiller à la richesse du vivant sans passer par la chasse à courre, fortement controversée en 2026. Faire aimer la nature, ce n’est pas apprendre à la poursuivre jusqu’à l’épuisement, c’est apprendre à la comprendre et à la respecter.


La chasse à courre, ce n’est pas une nécessité. C’est un loisir. Un loisir basé sur la poursuite et la mise à mort d’animaux épuisés et en grande souffrance. Alors on ne s’excusera pas si ça dérange, quand il s’agit de défendre les animaux et de questionner ce qu’on montre aux enfants, on sera toujours là. Peut-être que ceux qui ne voient pas le problème ne connaissent pas encore vraiment la chasse à courre dans son ensemble.


Ce n’est pas aux enfants de se protéger eux-mêmes : eux ne font qu’écouter ce qu’on leur présente, et finissent par y adhérer si c’est bien amené. C’est donc aux adultes de prendre leurs responsabilités. Quel monde cruel, dangereux et absurde… c’est ce qu’on entend chaque jour de la bouche des parents. Comment voulez-vous que ça évolue si on leur inculque la violence dès le plus jeune âge ?

Alors non, amener des enfants à une chasse à courre, ce n’est pas juste une promenade bucolique au grand air, d’autant plus lorsqu’elle est faite en voiture… C’est aussi leur montrer, très concrètement, qu’on peut traquer un animal jusqu’à ce qu’il soit dévoré par des chiens ou noyé pour le plaisir. Une belle leçon éducative ! On a connu mieux comme apprentissage du respect et de la bienveillance.


Et puisqu’il s’agit de faire découvrir la nature aux enfants, pourquoi ne pas simplement proposer des activités qui en respectent vraiment le sens ? Une randonnée, une balade pédagogique, l’observation de la faune et de la flore… Il existe mille façons d’éveiller à la richesse du vivant sans passer par la chasse à courre, fortement controversée en 2026. Faire aimer la nature, ce n’est pas apprendre à la poursuivre jusqu’à l’épuisement, c’est apprendre à la comprendre et à la respecter.


La chasse à courre, ce n’est pas une nécessité. C’est un loisir. Un loisir basé sur la poursuite et la mise à mort d’animaux épuisés et en grande souffrance. Alors on ne s’excusera pas si ça dérange, quand il s’agit de défendre les animaux et de questionner ce qu’on montre aux enfants, on sera toujours là. Peut-être que ceux qui ne voient pas le problème ne connaissent pas encore vraiment la chasse à courre dans son ensemble.


Ce n’est pas aux enfants de se protéger eux-mêmes : eux ne font qu’écouter ce qu’on leur présente, et finissent par y adhérer si c’est bien amené. C’est donc aux adultes de prendre leurs responsabilités. Quel monde cruel, dangereux et absurde… c’est ce qu’on entend chaque jour de la bouche des parents. Comment voulez-vous que ça évolue si on leur inculque la violence dès le plus jeune âge ?

FUTUR est une association engagée et militante qui œuvre pour un changement de regard sur les animaux. Nous menons nos actions à travers différents projets : des vidéos militantes visant à sensibiliser et provoquer une réflexion, un sanctuaire et des sauvetages pour encourager l’adoption d’animaux de ferme, ainsi que des initiatives favorisant le lien social, comme notre projet Futur Vegan Expérience. Nous agissons également par la pédagogie, en proposant des vidéos éducatives destinées aux enseignants, entièrement adaptées aux enfants, dans un esprit de bienveillance et d’humanité.

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