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FUTUR soutient les collectifs locaux mobilisés contre les élevages industriels :
À cheval entre la Creuse et la Haute-Vienne, le lac artificiel de Vassivière s’est imposé comme l’un des sites touristiques creusois les plus célèbres. Chaque année, près de 150 000 visiteurs peuvent profiter d’un écrin de biodiversité préservée et même s’y baigner. Cet équilibre reste fragile : la qualité de l’eau est le fruit d’un travail constant.
Dépositaire d’un investissement régional important - plus de 8 millions d’euros - pour maintenir cette qualité dans un territoire où le sol peine à filtrer le lisier bovin, le plateau des Millevaches voit pourtant le processus d’acidification s’accentuer depuis une décennie. Et pourtant… Un projet porté par la coopérative Cirhyo et la GAEC du Villard menace de tout faire basculer.
Le projet prévoit l’installation de 1 200 cochons sur 1 000 m² à Royère-de-Vassivière, avec épandage de tout le lisier en bordure des lacs, des gîtes et des sentiers de randonnée - dont le GR46.
De nombreux groupes s’opposent aux projets d’implantation agressive de Cirhyo dans la région, comme le collectif Non à la porcherie du lac, qui, soutenu par L214 et FUTUR, avait déjà rassemblé plus de 65 000 signatures lors de sa précédente pétition.
Accepter un élevage de Cirhyo chez soi, c’est promouvoir la destruction de son territoire local et national, en encourageant une industrie polluante qui a déjà montré son impact destructeur, notamment en Bretagne.
Le lisier porcin, beaucoup plus azoté que le lisier bovin, présente des risques identifiés par la préfecture : il pourrait polluer trois lacs - Vassivière, Lavaud-Gelade et Faux - tous équipés de barrages hydroélectriques et se déversant éventuellement dans le circuit de refroidissement de la centrale nucléaire de Civaux (86320).
Si l’on ignore encore les conséquences de l’acidification sur la maintenance des barrages et le coût pour le contribuable, l’exemple de la centrale de Gravelines montre que le développement d’algues peut nécessiter des nettoyages d’urgence pour éviter des défauts de refroidissement, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour le territoire.
FUTUR mène un travail d’enquête, d’influence et de communication en soutien de cette cause depuis le premier projet d’ouverture de cet élevage et revient à la charge face à cette initiative égoïste, qui pollue un territoire riche et fragile au profit de quelques grands propriétaires et d’une coopérative très lucrative.
Nous dénonçons également le fait que la préfecture de la Creuse ignore les habitants de la Haute-Vienne, ne menant sa consultation publique que dans trois communes déjà opposées : Royère-de-Vassivière, Gentioux-Pigerolles et Faux-la-Montagne, alors même que le Lac de Vassivière et son bassin versant concernent directement le département voisin.
1.
La suspension immédiate de ce projet polluant, égoïste et d’un autre âge.
2.
Une écoute réelle des habitants, dépassant les pseudo-consultations publiques menées par obligation.
3.
La priorité absolue à la protection de la qualité de l’eau et du patrimoine du Lac de Vassivière.
Merci pour votre aide 💛
Contrairement aux sites classiques de mobilisation citoyenne, FUTUR ne rendra pas vos données publiques et ne les communiquera à aucun tiers.
